Alessandro DEL PIERO

Alessandro DEL PIERO
Alessandro Del Piero est né le 9 novembre 1974 a Conegliano en Italie.

Depuis tout petit, Alex rêve de jouer a la Juventus de Turin, et de marcher sur les
traces de son idole, Michel Platini.Étant souvent malade quand il était petit, sa mère l'obligeait à jouer gardien de but. Un jour son frère a pris sa défense et c'est là que sa carrière a débuté. Il allait souvent jouer dans la cour de son immeuble pour imiter son grand frère Stefano qui lui a donné en compagnie de son idole français la passion du football et de la vieille dame.

Cette passion, Del Piero décide d'en faire son métier.Il a débuté en jouant à San Vendemiano, dans l'équipe de son village. Puis il passe dans une catégorie supérieure avec l'équipe de Conegliano. C'est ainsi qu'a 16 ans en 1988, il signe au club régional de Padova où il sera titularisé en équipe première en 1991. A cette époque là, Alex joue 14 matchs de série B marquant 1 but mais son talent est de plus en plus visible tant son jeu est fluide et tant les progrés sont rapides.

Après la période de la série B, Alex ne laisse pas les grands clubs indifférents. Le Milan AC est interréssé mais Del Piero suivra le chemin de son coeur, celui qui va l'emmener du coté de Turin pour rejoindre la Juventus.
Séduit par le talent d'Alessandro, Franco Causio, émissaire de la Juve, fut spécialement dépêché pour le superviser et emporta le jeune garcon avec lui.

Alex réalise enfin son rêve en étant engagé à la Vecchia signora où il débute en Série A le 12 septembre 1993, à Foggia, remplacant Fabrizio Ravanelli.
Pour sa première année, il joue 11 matchs de championnats et marque 5 buts.
La juventus compte un effectif très riche avec notamment en sa présence Roberto Baggio, qui sera la concurrence la plus importante de ce début de carrère pour Del Piero.

La saison 1994-1995 marque un tournant dans la carrière de Del Piero puisque c'est l'année où va débuter une nouvelle aire pour la juve. Marcello Lippi devient le nouvel entraîneur de la juventus et son but est de reconquérir le scudetto que la juve a laissé filer pendant de trop nombreuses années pour un club de ce standing. Pour cela, il va donner un rôle très important à Alex qui va joué cette saison 29 matchs de championnat et marqué 8 buts. Alex inscrira cette année là les deux premières lignes de son palmarès en emportant le scudetto 1995 et la coupe d'Italie, manquant de peu de faire un triplé, la juve échouant en finale de la coupe de l'UEFA.

Marcello Lippi fait, à présent, véritablement confiance à Del Piero qui réussira à faire partir Roberto Baggio vers le Milan AC. L'entraîneur devient le véritable ange gardien du nouveau numéro 10 de la juve. La saison 1995-1996 marque le véritable éclatement de Alex au niveau national et international. Il joue des matchs complets, enchaîne des dribbles et des tirs précis qui enchantent les tifosi bianconeri pour qui, Del Piero devient une idole. Le peuple bianconero s'extasie à chaque match devant son talent de passeurs, de buteurs mais aussi de tireurs de coup-francs exceptionnels. Les belles prestations de Del Piero coïncident avec une excellente saison de la juve qui emporte sa deuxième ligue des champions. Durant cette saison, Del Piero joue 29 matchs de championnat pour 6 buts marqués et 11 matchs de champion's league avec 6 buts dont de très beaux notamment face à Nantes ou encore face au Real Madrid.

Durant l'été 1996, Del Piero sera selectionné pour accompagné la squadra azzura à l'euro anglais qui se soldera par un échec de l'Italie, éliminée au premier tour.

En 1996-1997, Alex Del Piero continue d'embellir sa Juventus sur tous les stades de séria A et donne à son équipe le titre de championne du monde des clubs en marquant un superbe but face à River Plate en coupe intercontinentale. La juve est au sommet du monde. La fin de saison se conclu par le scudetto 1997 mais aussi par l'échec en finale de la champion's league. Del Piero nétait pas titulaire lors de la finale face au Borussia Dortmund mais dès son entrée, il marque un but important d'une sublime talonade dont lui seul détient le secret. La saison 1998 ressemble en tous points à la précédente : la Juve s'impose de nouveau en Serie A (3e Scudetto pour Del Piero) mais s'incline en finale de la Ligue des Champions (face au Real Madrid cette fois, 1 à 0, but de Predrag Mijatovic). Malgré cette défaite en finale et une blessure qui conditionnera ses prestations lors de la Coupe du monde, la saison 1997-1998 restera la plus belle d'Alessandro. En effet, il marque 32 buts dont 21 en championnat et 10 en Ligue des champions (meilleur buteur de la compétition).

La coupe du monde 1998 voit ressurgir la rivalité Del Piero-Baggio avec un Alex blessé et un Baggio au sommet de sa forme. L'Italie pêche en 1/4 de finale face à la France: futur championne du monde.

Alessandro Del Piero recevra, de la part de Gianni Agnelli, le surnom de « Pinturicchio » (c'était un peintre de la Renaissance, célèbre pour ses fresques délicates). Le propriétaire de la Juventus le surnomma peut-être ainsi parce qu'il représente l'archétype de l'artiste créatif.

Le 8 novembre 1998, Del Piero se blesse gravement au genou lors du match Udinese-Juventus et restera loin des terrains de football pendant près de 9 mois.Pendant ce temps, Marcello Lippi démissione de son poste a la Juve et laisse la place au jeune Carlo Ancelotti qui prend les commandes de l'équipe Turinoise. Lors de son retour, il montre qu'il n'a rien perdu de sa technique et de son sens du but. Même s'il a raté en grande partie les qualifications de l'Euro 2000 (3 matchs et 2 buts), Alessandro dispute l'Euro 2000 en Belgique et aux Pays-Bas avec l'équipe d'Italie.

Le sélectionneur lui ayant préféré Francesco Totti, Alessandro est remplaçant lors des 2 premiers matchs et ne rentre qu'en fin de match. Titulaire contre la Suède pour le 3e match du premier tour, Alex marque le but de la victoire. De nouveau remplaçant contre la Roumanie en quarts de finale, Del Piero est aligné titulaire pour affronter les Pays-Bas en demi-finale. L'Italie ayant été rapidement réduite à 10, Alessandro participe à l'effort des Italiens pour parvenir à la séance de tirs au but. Lors de la finale face à la France, Del Piero rentre en jeu au début de la seconde période et, alors que le score était de 1-0 pour l'Italie, se retrouve à deux reprises seul face à Fabien Barthez, le gardien de l'équipe de France. Alessandro n'arrive toutefois pas à marquer. La France s'impose finalement 2-1 au but en or. En Italie, les critiques furent très sévères pour Del Piero qui avait pourtant reconnu ses erreurs.

ll est, malgré cela, toujours autant adulé par les supporters Juventini qui voient en lui: le véritable symbole de leur club de coeur.

Par la suite, le champion va renaître. Après un début de saison 2000-2001 des plus difficiles sur le terrain, Del Piero est touché au plus profond de lui-même. C'est au moment ou l'on désespère le plus de retrouver le "vrai" Del Piero que le champion refait surface. Son père décède des suites d'une grave maladie en février 2001. Deux jours après cette tragédie il marque un but d'anthologie contre Bari puis quelques jours plus tard face à la Lazio. La saison 2001-2002, marque le retour de Lippi à la Juve. La Juve redevient championne d'Italie, la paire Del Piero-Trezeguet est particulièrement efficace : 40 buts à eux deux.

Arrive alors la coupe du monde 2002 où s'affiche une Italie très pâle qui se fait éliminé en 8ème de finale par le pays organisateur: la Corée du Sud. Le capitaine Juventino prend le temps de marquer un but contre le Mexique après être entrer sur le terrain. Ce but, il le dédia à son père décédé une année auparavant en levant le doigt vers le ciel.

En 2002-2003, Del Piero est à son meilleur niveau, continue à être important à son équipe en et dehors du terrain, prouvant qu'il est un grand capitaine.
Il marque 16 buts en championnat, emmenant son équipe vers son 27 ème scudetto.

Vient alors la demi-finale retour de champion's league contre le Real Madrid. C'est un Del Piero des grands jours qui entre sur le terrain. Il fait une passe décisive à son compère trézéguet puis marque un but exceptionnel. Après un dégagement de Zambrotta, le numéro 10 juventino réussi un contrôle fabuleux, évite deux défenseurs madrilènes et d'une frappe sèche trompe le gardien adverse. C'est un véritable but d'anthologie que réussi le capitaine ce soir-là.

Cela n'empêchera pas la Juve de chutter une nouvelle fois en finale face au grand rival: le Milan AC.

La saison 2003-2004 est un échec pour la Juventus qui souffre d'une défense vieillissante. Del Piero aura deux blessures mais marquera tout de même 8 buts.

L'euro 2004 est encore un mauvais souvenir pour l'Italie éliminée au premier tour mais avec de bonnes prestations de Del Piero.

L'arrivée de Fabio Capello comme entraîneur de la Juve en 2004 augure des moments difficiles pour Alessandro. Malgré une entente plus que houleuse entre les 2 hommes, Del Piero réalise de nouveau un grand championnat, marquant 14 buts et contribuant par une passe décisive, un centre en retourné pour Trezeguet, qui offre la victoire 1-0 face au Milan, et ainsi le scudetto.

La saison 2005-2006 est frustrante pour Alessandro: Capello choisit de titulariser Zlatan Ibrahimovic, reléguant Alessandro au rang de remplaçant de luxe. Un choix totalement incompréhensible et injuste au vu des performances du suédois. Del Piero a répondu comme il a toujours su le faire sur le terrain en faisant étalage de sa classe. Et pas une fois dans la saison Alessandro n'aura un mot plus dur que l'autre envers Capello. Un comportement de grande classe digne d'un grand joueur comme Del Piero. C'est en janvier 2006 que Del Piero entre définitivement dans l'histoire de la Juve, en dépassant le record de buts marqués sous le maillot du club, jusqu'alors possession de Boniperti(183).

Del Piero marque des buts décisifs, comme un coup franc à San Siro face à l'Inter, qui offre la victoire à la Juve. Au terme de la saison, Alessandro aura marqué 12 buts, dont le dernier de la Juve en Serie A contre la Reggina a Bari, avant la relégation du club en Serie B, à la suite du scandale du Calciopoli.

Del Piero est convoqué par Marcello Lippi (son ancien entraîneur à la Juve) pour disputer le Mondial 2006, se déroulant en Allemagne. Pour le premier match, contre le Ghana (2-0), Alessandro ne dispute que quelques minutes, puis au second contre les États-Unis (1-1) une trentaine de minutes, et lors du dernier match contre la Republique tchèque (2-0), Del Piero ne rentre pas sur le terrain, mais l'Italie se qualifie pour les 1/8e de finale.

L'entraîneur de la Nazionale tente un gros coup en titularisant Del Piero à la place de Totti contre l'Australie. Un choix judicieux mais pas décisif, car Alex fera une belle première période, mais très fatigué à la deuxième mi-temps, il est remplacé par Totti qui marque d'ailleurs le pénalty décisif en toute fin de match.

Après avoir battu l'Ukraine en quart de finale, l'Italie se qualifie pour la finale après avoir battu l'Allemagne 2-0 après prologation. Alessandro marque le deuxième but italien à la 120e minute (quelques secondes après le premier but de Fabio Grosso d'une frappe pleine lucarne après un contre mené par Fabio Cannavaro et Alberto Gilardino).

En finale, contre la France, Alex rentre durant la prolongation. Lors de la séance des tirs au but, il est le quatrième tireur italien, et marque son tir au but qui contribue à la victoire de son pays, et prend une revanche personnelle sur l'Euro 2000. L'Italie est championne du monde, un rêve d'enfant pour Alessandro Del Piero, comme il le déclara après la rencontre.

Dès lors que le scandale du Calciopoli à éclaté Del Piero a fait savoir en bon capitaine qu'il resterait a la Juve quoiqu'il arrive. C'est donc sans surprise qu'Alessandro a recommencé la saison avec la Juve en Serie B, aidé par d'autres champions au grand c½ur qui ont décidé de rester a la Juve même en enfer tels que Nedved et Buffon. Alex a toujours faim de victoire, et rêve de scudetto dès l'année prochaine en Serie A, mais surtout de brandir à nouveau la Ligue des Champions, a Rome en 2008, ville où en 1996 contre l'Ajax, quand un jeune phénomène de 21 ans surnommé le petit prince de Turin, émerveilla l'Europe par ses frappes enroulées pleines lucarnes, à l'angle de la surface de réparation que l'on a appelé "la zone de Del Piero".

Au cours de la saison 2006/2007 en seconde division, le capitaine emblématique bianconero déclara vouloir fouler les pelouses encore 8 ou 9 ans tellement son envie de jouer est grande et vouloir être dirigeant du club à l'arrêt de sa carrière.

Le 17 Février, "Pinturicchio" est auteur d'un triplé au Stadio Olimpico de Turin face à Crotone en Série B, la Juventus s'était imposée par une large victoire 5-0. 15 jours après ses trois buts face à Crotone, Del Piero répete ça face à Piacenza, le 4 Mars. Un Penalty, un coup franc, et un but sur une action emmenée par Pavel Nedved. Ce dernier est magnifique ; le Tchèque lui fait la passe, Alex est à la limite du hors-jeu, face à deux joueurs, il fais une feinte de frappe qui mets ses adversaires à terre, puis tout seul face au gardien, il ajustera sa frappe du gauche.

Le mardi 10 avril, face au SSC Napoli la Juve s'imposera 2-0 grâce à des buts de Camoranesi et de Del Piero. Ce match, était désigné comme l'un des plus importants de la saison. En effet, à la suite de ce match, les Bianconeri relégueront leurs concurrents pour le titre à plus de 6 points.

Mi-mai. Alessandro atteindra le nombre de 18 buts en réalisant un doublé face à Bologna. Un succès qui assure la montée en Serie A. 3 jours plus tard, le 15 Mai, il sera nominé pour le Goldenfoot. Prix que ce dispute 10 grands autres joueurs qui sont tous plus âgés que 29 ans. C'est la 2ème fois de suite qu'il est sélectionné. Le vainqueur sera désigné par le public quelques mois plus tard.

L'aventure en Serie B se terminera le 10 juin sur une défaite face à Spezia (3-2). Del Piero finira meilleur buteur de Serie B avec 20 buts, une unité de plus que Bellucci. Le cauchemar s'arrêtera ainsi, une année qui sera certainement la plus dure de toute l'histoire de la Juve, en rajoutant à la rétrogradation les dècés des 2 jeunes du centre de formation, et du magasinier emblématique de la Vieille Dame.

Déclarations sur le joueur:

Adrian Mutu : « Il est un exemple pour tous. Il travaille dur à l'entraînement sans jamais parler ».

Alessio Tacchinardi : « Il vient toujours s'entraîner avec le sourire et nous dit des mots de soulagement pour chacun. C'est une personne en or. ».

Angelo Di Livio : « J'ai rencontré Alex en Primavera, et il était déjà un phénomène. Nous avons même forcé l'entraîneur à le faire venir jouer en équipe première. Il a des qualités que seuls les grands ont ».

Carlo Ancelotti : « Il est un joueur de classe mondiale qui n'a pas besoin de conseil ».

Claudio Ranieri : « Alex (Del Piero) est le football ».

Diego Armando Maradona : « Del Piero est différent de Zidane. Il aime jouer, ça se sent dans son âme. entre lui et le Français, je choisis lui ».

Fabio Cannavaro : « Pour moi, il est la meilleure personne que j'ai rencontré dans ce sport ».

Fabio Capello : « Je crois au champion et Alex en est un. Il mérite son statut de grands joueurs. Parfois je me sens embarrassé à le mettre sur le terrain ou sur le banc ».

Fabrizio Ravanelli : « Il peut faire des choses extraordinaires. Mais il les fait comme s'ils étaient simples ».

Frankie Dettori : « Del Piero est un vrai génie ».

Gary Neville : « C'est le plus grand joueur que j'ai jamais connu. Il m'a incroyablement impressionné ».

Gianluca Vialli : « Lorsque Alessandro a marqué contre l'Allemagne lors de la Coupe du Monde 2006, j'ai sauté de joie comme si c'était moi qui avait marqué. Lorsqu'il a transformé son penalty contre la France en finale, j'ai eu une pensée à tous ceux qui déclaraient qu'il n'était jamais décisif lors des grands rendez-vous »

Gianluca Zambrotta : « Ca m'étonne que Del Piero n'ait toujours pas gagné le Ballon d'Or ».

Gianluigi Buffon : « Del Piero est la Juve et la Juve est Del Piero ».

Giuseppe Taglialatela : « Il m'a déjà mis un but à la Baggio, et un à la Maradona. Il a pris la balle au milieu de terrain pour éliminer 4 de mes coéquipiers. Il est fort ».

Marcello Lippi : « Il a de belles intuitions et de bons dribbles que d'autres joueurs n'ont pas. Il est un capitaine au vrai sens du terme ».

Mark Hughes : « Même si Del Piero a plus de 30 ans, il reste l'un des plus grands joueurs ».

Mauro Camoranesi : « Il est une personne exceptionnelle et n'a pas besoin de prouver quelque chose à nimporte qui. Del Piero est un homme et un joueur merveilleux ».

Ruben Olivera : « Del Piero est mon idole. Lorsque je suis arrivé à la Juventus j'ai directement parler à Alex. C'était comme si j'avais toucher les cieux avec mes mains ».

Palmarès:

Équipe nationale :

* 27 buts en 80 sélections avec l'Italie.
* Première sélection : 25 mars 1995, Italie - Estonie (4-1)
* Finaliste de l'Euro 2000.
* Vainqueur de la Coupe du monde 2006.
* 12 matches joués en Coupe du Monde (2 buts)

Club :

* Premier Match en Serie A : 12 septembre 1993, Foggia - Juventus (1-1)
* 7 Championnats d'Italie de Serie A (1995, 1997, 1998, 2002, 2003, 2005*, 2006*) (*révoqués suite au Calciopoli)
* 1 Championnat d'Italie de Série B (2007)
* 1 Ligue des Champions (1996)
* 1 Coupe intercontinentale (1996)
* 1 Supercoupe d'Europe (1996)
* 1 Coupe d'Italie (1995)
* 4 Supercoupe d'Italie (1995, 1997, 2002, 2003)
* Finaliste de la Ligue des Champions en 1997, 1998, 2003.
* Finaliste de la Coupe d'Italie en 2002, 2004.

Distinctions individuelles :

* 4ème au Ballon d'Or 1996
* Meilleur buteur de la Ligue des Champions en 1997 (7 buts, Juventus)
* Meilleur buteur de la Ligue des Champions en 1998 (10 buts, Juventus)
* Meilleur joueur Italien de Serie A en 1998
* Meilleur joueur Européen des -21 ans en 1998
* Nommé l'attaquant le plus charismatique d'Italie en 2001
* Meilleur buteur de la Coupe d'Italie en 2006
* Meilleur buteur de Serie B en 2007 (20 buts, Juventus)
* Meilleur buteur de tous les temps de la Juventus (215 buts)
* Meilleur buteur de la Squadra Azzurra en activité (27 buts)
* Nommé au FIFA 100
* Nommé joueur Italien le plus populaire

Liens externes:

* Site officiel d'Alessandro Del Piero: www.alessandrodelpiero.com
* Site officiel de la Juventus Turin: www.juventus.com

# Posté le dimanche 12 août 2007 12:13

Modifié le lundi 13 août 2007 07:24

Giampiero BONIPERTI

Giampiero BONIPERTI
* Attaquant/milieu offensif
* Nationalité : Italienne
* Né le 04/07/1928 à Barengo (Italie )
* Clubs successifs : Momo, Juventus (1947-1961)
* Débuts en série A avec la Juve : 02/03/1947 (Juventus-Milan 1-2)
* Débuts en coupe d'Italie avec la Juve : 08/06/1958 (Pro Vercelli-Juventus 1-1)
* Débuts en coupe d'europe avec la Juve : 24/09/1958 (Juventus-Wiener S.K. 3-1)
* Meilleur buteur du championnat italien en 1948 (27 buts)
* Palmarès avec la Juventus : Scudetto (1950, 1952, 1958, 1960, 1961) ; Coupe d'Italie (1959, 1960)

L'histoire d'amour entre Giampiero Boniperti et la Juventus démarre très tôt dans la vie du joueur. Alors qu'il évolue dans son club de Barengo , un ex-camarade d'école lui , devenu médecin dans l'équipe bianconera , invite l'entraineur de l'époque Felice Placido Borel , à venir voir jouer Boniperti. L'histoire raconte que celui ci aurait directement été impressionné par les qualités de Boniperti , et qu'il demanda immédiatemment de le faire transférer au sein de la Juventus.

Les débuts en bianconero :

C'est le 2 mars 1947 que Boniperti endosse le maillot de la Juventus pour la toute première fois. Dans un match au sommet face au Milan AC , Boniperti réalise un match moyen , mais le staff bianconero a confiance en lui. Son premier but , il l'inscrira trois mois plus tard , face à la Sampdoria. Le début d'une longue série pour lui. Très vite , il devient le chouchou du public Turinois et un joueur indispensable dans le dispositif de jeu. Durant la saison 1948 , il devient même Capocannoniere de la Serie A en inscrivant 27 buts. S'en suit sa première selection avec la Squadra Azzurra le 9 novembre 1947.

Les premiers succès :

Au bout de seulement deux saisons avec la Juventus , Giampiero va connaitre son premier titre en gagnant le championnat 1949/1950. Mais ce titre n'est pas fêté comme il se doit par la Juventus , suite au drame connu par ce qui était alors la meilleure équipe du monde : le grand Torino. En effet , les joueurs de l'équipe favorite de Turin sont tous décédés lors d'un tragique accident d'avion , ce qui marqua profondemment le football Italien durant de nombreuses années. La Juventus remporte alors un deuxième titre consécutif , avant de connaitre une longue période sombre...

Une Juventus qui renaît :

Après deux superbes saisons , la Juventus est totalement dépassée durant plusieurs années , et ne peut rivaliser avec l'Inter , le Milan ou encore la Fiorentina. Boniperti montre alors toute sa fidélité au club bianconero , car malgré les moments difficiles , il décide de rester à tout prix à la Juve. Il faut attendre la saison 1957/1958 pour voir la Juventus gagner un nouveau titre de champion. Le trio légendaire Boniperti-Charles-Sivori fait des malheurs en Serie A , et club repart alors pour une grande péirode de gloire. Cette équipe , et surtout cette attaque , considérée par beaucoup comme la plus forte de tous les temps de la Juventus , brille de plus en plus. 1959/60, 1960/61 sont encore deux années de titre pour la Juventus , mais l'ère Boniperti prend bientôt fin...

La fin de la carrière de Boniperti arrive alors que le joueur n'est âgé que de 33 ans. Il finit sur une des plus belles victoires de sa vie contre l'Inter par 9 buts à 1. Mais l'envie n'y est plus. Il se retire avec les honneurs et sa carrière est saluée par tout le monde. Mais la légende Boniperti ne prend pas fin à cette date , le joueur bianconero est lié à la Juventus pour la vie et effectue son retour huit ans plus tard.

Carrière en équipe nationale :

Il joue pour la première fois sous le maillot italien le 9 novembre 1947, remplaçant le milieu offensif Guglielmo Gabetto lors de la défaite italienne 5-1 face à l'Autriche. En 1949, il signe son premier but en équipe nationale lors de sa deuxième apparition une nouvelle fois contre les autrichiens.

Il ne connut jamais de grands succès avec la Nazionale, participant à l'aventure malchanceuse du Mondial de football 1954 alors que l'Italie ne parvient pas à se qualifier pour la phase finale de la Coupe du Monde 1958.

Il comptabilise au final 38 apparences en équipe nationale et inscrit 8 buts, sans pour autant bénéficier d'une place de titulaire indiscutable.

Un dirigeant respecté :

1969 marque donc le retour dans la société bianconera de Giampiero Boniperti. C'est la famille Agnelli en personne qui exige son retour , considérant qu'il était un des seuls à pouvoir comprendre le football et son évolution si rapide à l'heure actuelle. Il prend ainsi le poste de Président du club , au sein duquel il remporte neuf Scudetti. Avec son ½il toujours attentif sur le monde et sa connaissance très précise de l'économie , il marque incontestablement l'histoire du club.

Mais les années passant , il souhaite un peu plus de calme dans sa vie. C'est pourquoi il devient Président Honoraire du club , ce qui lui donne beaucoup moins de responsabilités , et qui lui permet de vivre des jours plus tranquilles. A tout jamais , Giampiero Boniperti restera comme l'un des plus légendaires joueurs ayant porté le maillot de la Juventus. Son record de 182 buts sous le maillot bianconero semblait intouchable , mais il a été battu par le plus mythique des bianconeri : Alex Del Piero, que Boniperti apprécie tout particulièrement.

Carrière politique :

Aux élections européennes de 1994, il est candidat du parti Forza Italia et est élu député européen. Il occupera ce rôle jusqu'en 1999.

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# Posté le dimanche 12 août 2007 21:30

Modifié le lundi 13 août 2007 07:27

Omar Enrique SIVORI

Omar Enrique SIVORI
Enrique Omar Sivori ( Saint Nicolás de los Arroyos, le 2 octobre 1935 , Saint Nicolás de los Arroyos, le 17 février 2005 ) est un footballeur Italo-Argentin surnommé "l'Oriundo" pour cette double nationalité.

Sivori a en tout milité dans seulement trois équipes: River Plate, Juventus et Naples.

Après avoir débuté a River Plate de Buenos Aires - où il commença à jouer par intérêt a un ancien-juventino, Renato Cesarini - il rejoignit l'Italie et plus précisément l'effectif Turinois de la Juventus pour l'équivalent de 80000¤ en 1957, il servit la Juventus jusqu'en 1965, et il forma un trio magique et formidable avec l'avant-centre vigoureux gallois John Charles et le "trequartista" élégant Giampiero Boniperti . Avec la Juventus , il remporta 3 Scudetti et 3 Coupes d'Italie.

Il remporta le titre continental sud-américain en 1957 sous le maillot de l'Argentine. En 1961 Sivori remporta le Ballon d'or et l'année qui suivit, en vertu de sa double nationalité, il put être intégré parmi l'équipe nationale Italienne qui participa aux Mondiaux de 1962 organisés au Chili. Avec le maillot Italien, Sivori disputa en tout et pour tout que neuf rencontres.

Avec deux autres Argentins incomparables - Antonio Valentin Angelillo et Humberto Maschio - il avait déjà formé avec l'équipe d'Argentine, ( dix-huit présences ), un trio destiné à rester dans les mémoires avec le nom de trio des "anges aux visages sales" (surnom emprunté au titre du film de 1938 , Les anges aux visages sales) a cause de l'impertinance que les trois avaient sur le terrain et meme en dehors .
Le trio put etre reconstitué dans les clubs Italiens qui les embauchèrent successivement, pendant que Sivori rejoingnit Turin, les deux autres se retrouvèrent à jouer pour le rival de toujours de la Juventus, l'Inter...

Nommé El Cabezón ( le capoccione, pour sa chevelure sombre et touffue qui se détachait de son corps ) ou aussi El Gran Zurdo, le grand gaucher .Sivori fut champion de d'Argentine trois fois: 1955, 1956 et 1957. Tout au long de sa carrière il marqua 258 buts dans le championnat italien et 8 avec le maillot de la Nazionale Italienne.

Joueur doté d'une inusuelle technique, d'un dribbling effrayant et d'un jonglage fin, il adorait jouer avec les chaussettes montantes baissées et sans la protection des tibias comme geste de défi envers les adversaires qui venaient souvent a etre dépassés en tunnel, À ceci s'ajoutait le maillot numéro 10 laissé presque toujours glisser en dehors du short avec une fausse desinvolture.

Un de ses meilleurs et plus naturels dribbles était le tunnel , c'est-à-dire l'adresse de faire passer la balle à travers les jambes de l'adversaire désorienté par ses mouvements de jambes et de ses comédies soudaines. Après lui , seul Maradona aura réussi à réaliser la même technique avec une désinvolture égale.

Il doit être dit qu'avec la technique de jeu de Sivori - il était presque toujours employé par ses entraîneurs comme fantasista, (seul, libre de chaque schéma tactique ) ce qui le portait à subir de nombreuses fautes de jeu, fautes qui enclenchaient chez lui souvent des réactions furieuses et irréfléchis ce qui lui valait de lourdes disqualifications ...

De la même manière, son rapport avec les arbitres - et en particulier avec un arbitre de compétition dans les années soixante et qui était a son apogée , Concetto Lo Bello - ne fut jamais facile, il est meme vrai qu'a son dernier match officiel lors duquel il joua contre la Juventus avec le maillot de Naples , il vint expulsé pour avoir filé un coup de pied à Erminio Favalli et une disqualification lui fut infligée pour 6 matchs.

Après sa retraite du football , il fût entraineur pour peu de temps puis commentateur télé , il a été d'ailleurs très apprécié pour sa qualité de commentateur...

* Sivori détient le record spécial du plus grand nombre de buts marqués en un seul match de Série A: le 9 juin 1961 , Sivori marqua 6 buts lors du match retour entre la Juventus et l'Inter terminé sur le score sans appel de 9-1 pour les bianconeri , un match lors duquel l'Inter mit sur le terrain sa deuxième équipe en signe de protestation.
*En mars 2004 , Sivori fût classé par la FIFA parmi les 100 meilleurs footballeurs de tout les temps.


Quelques vidéos du prodige :

http://www.youtube.com/watch?v=u6OhYZDy_z4

http://www.youtube.com/watch?v=g-WURoh2oX4

Phrase Mythique :

“La Juve ti entra nel sangue perchè è stile, è classe, è serietà, nessuno in Italia sa vincere quanto e come lei”

# Posté le mardi 14 août 2007 10:48

Modifié le vendredi 24 août 2007 18:30

John CHARLES

John CHARLES
Né à Cwmbwrla dans la banlieue de Swansea William John Charles (27 décembre 1931 - 21 février 2004) était un footballeur gallois ayant évolué au poste d'arrière central, puis d'attaquant. Surnommé « Il Gigante Buono » ("le bon géant") lors de son passage en Italie en raison de son gabarit et de son fair-play, l'ancien international gallois était Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique (CBE) depuis 2001.


Jeunesse


Issu d'une famille modeste John Charles passe son enfance sur les terrains de football des alentours de Swansea en compagnie de son frère Mel, qui deviendra lui aussi footballeur professionnel. Sa carrure imposante, 1,87m et plus de 80kg, aurait pu mener John vers la boxe, sport qu'il pratiquera en amateur durant son service militaire. John Charles est employé par le club local de Swansea City à partir de 1946 pour des travaux divers. Il est repéré deux ans plus tard par un recruteur de Leeds United, club évoluant alors en seconde division anglaise.

Leeds United


Charles passe un test à Elland Road supervisé par le Major Frank Buckley, le nouveau manager du club, qui tient à ce que ses joueurs puissent évoluer à différents postes et sachent se servir des deux pieds. Il fera ainsi jouer John Charles au poste d'arrière droit durant un match amical alors que celui-ci est plutôt habitué à évoluer sur le flanc gauche. Il signe son premier contrat professionnel avec Leeds en 1949.

Le titulaire au poste de défenseur central étant blessé Buckley décide d'essayer Charles à ce poste lors d'un match de Yorkshire League face à Barnsley, puis lors d'un match amical face au club écossais Queen of the South. L'essai s'étant révélé concluant le jeune John Charles dispute un match en 2ème division le 23 avril 1949 face aux Blackburn Rovers, ainsi que les deux suivants, qui cloturent la saison 1948-1949.

En 1949-1950 Leeds s'incline au 6ème tour de la coupe d'Angleterre contre le futur vainqueur, Arsenal, et Charles connait sa première sélection avec le Pays de Galles. À la fin de la saison 1950-1951 plusieurs blessures dans l'équipe poussent à nouveau Buckley à innover et John Charles évolue brièvement au poste d'avant centre. Entre 1950 et 1952 il remplit ses obligations militaires et subit une opération pour réparer les cartilages de ses genoux.

En 1952-1953 Charles est d'abord aligné en défense puis s'impose comme le meilleur choix à la pointe de l'attaque de Leeds. Ses qualités athlétiques et son jeu de tête en faisaient déjà un très bon défenseur central, son aisance technique balle au pied favorise sa métamorphose en attaquant redoutable. Lors de la saison suivante le manager Frank Buckley est remplacé par Raich Carter et John Charles inscrit plus de la moitié des buts de son club, marquant à 42 reprises durant les 39 matchs de 2ème division disputés par Leeds United. Néanmoins, le club du Yorkshire ne parvenant toujours pas à accéder en première division, Charles demande à être placé sur la liste des transferts au début de la saison 1954-1955. La direction s'y refuse alors que le joueur était déjà convoité par Cardiff City, Arsenal et Chelsea.

L'année suivante Leeds monte en première division mais le 18 septembre 1956 la tribune ouest du stade d'Elland Road est détruite par un incendie, ainsi que les bureaux et vestiaires qu'elle abritait. N'étant pas assuré de manière adéquate le club doit faire appel au public afin de récolter des fonds et se prépare à accepter les offres de transfert concernant John Charles. Leeds termine la saison 1956-1957 à la huitième place, John Charles, maintenant âgé de 25 ans, est le meilleur buteur du championnat anglais avec 38 réalisations. De grands clubs européens sont prêts à le recruter et c'est finalement la Juventus de Turin d'Umberto Agnelli qui l'emporte.

Juventus de Turin


Le football italien des années 50 est plus défensif que celui pratiqué au Royaume Uni à la même époque, ce qui n'empêche pas John Charles d'inscrire le but vainqueur pour son nouveau club lors de sa première rencontre de championnat face au Hellas Vérone, le 8 septembre 1957, et de récidiver lors des deux matchs suivants. Le 13 octobre, dans le derby face au Torino Football Club, il assome malencontreusement le défenseur central adverse et s'apprête à marquer lorsqu'il aperçoit le joueur étendu au sol. Dans un geste de fair-play il envoie alors le ballon en touche pour permettre l'intervention des soigneurs. La Juve s'impose tout de même 1 à 0 sur un but de John Charles. Installé à Turin avec son épouse Peggy il fait l'effort d'apprendre l'italien et s'acclimate bien à sa nouvelle vie. Lors de l'élection du Ballon d'or 1957 Alfredo Di Stefano est sacré avec une marge confortable et John Charles se mèle pour la première fois aux meilleurs.

La Juventus de Turin n'a plus décroché de titre depuis de nombreuses années, éclipsée par les clubs de Milan, l'Inter et le Milan AC. Le 14 septembre 1958 le club turinois atteint les demi-finales de la coupe d'Italie et est défait par la Lazio, par contre il remporte le championnat italien 1957-1958 avec 8 points d'avance sur la Fiorentina grâce à Giampiero Boniperti et au duo d'attaque composé de l'argentin Omar Sivori et de John Charles. Ce dernier devient meilleur buteur du Calcio avec 28 buts et est nommé joueur de l'année en Italie. Le Ballon d'or 1958 est attribué à Raymond Kopa qui s'impose face à Helmut Rahn, Just Fontaine, John Charles et Kurt Hamrin. La Juve prend part à la 4ème édition de la coupe des clubs champions européens en 1958-1959 et est éliminée, pour sa première participation, par le club autrichien Wiener SK dès le tour préliminaire, subissant même une défaite mémorable 7 à 0 lors du match retour.

Le 13 septembre 1959 la Juventus remporte un nouveau trophée, cette fois la coupe d'Italie face à l'Inter Milan sur le score de 4 à 1, alors que son dernier succès dans cette épreuve remontait à 1942. John Charles inscrit un but lors de la finale. Le Ballon d'or 1959 revient à Alfredo Di Stefano qui devance Raymond Kopa et John Charles lors du vote. En fin de saison le Milan AC est déclaré champion devant la Fiorentina et l'Inter, les turinois doivent se contenter de la quatrième place, à dix points des vainqueurs. Charles inscrit 19 buts en championnat et 24 en 35 matchs toutes compétitions confondues.

En 1959-1960 la Juve domine de nouveau le championnat d'Italie devant la Fiorentina et le Milan AC. Le 18 septembre 1960 les bianconeri réalisent le doublé en remportant la coupe d'Italie sur le score de 3 à 2 face à la Fiorentina. John Charles marque à deux reprises lors de la finale ; durant la saison il inscrit 26 buts en 37 matchs toutes compétitions confondues, dont 23 en championnat.

Le scénario de l'année précédente se répète lors de la coupe des clubs champions 1960-1961 et la Juve ne dépasse pas le premier tour, battue par le CSKA Sofia, champion de Bulgarie. Elle est également défaite le 10 mai en demi-finale de la coupe d'Italie 1961 par la Fiorentina, mais remporte une nouvelle fois le Calcio devant le Milan AC et l'Inter Milan. Dans les différentes compétitions Charles inscrit 16 buts en 37 matchs.

Ayant remporté son troisième scudetto d'affilée la « Vecchia Signora » connait un peu plus de succès au niveau européen, et lors de l'édition 1961-1962 de la coupe des clubs champions chute en quarts de finale devant le grand Real Madrid de Di Stefano et Puskás, vainqueur de l'épreuve à cinq reprises dans les années 50-60. Le 14 avril 1962 Di Stefano donne la victoire au Real lors du match aller disputé à Turin, mais le 21 la Juve signe la première victoire d'un club italien à Santiago Bernabéu grâce à Sivori. Il faudra un match d'appui disputé le 28 dans l'ancien Parc des Princes pour que le Real poursuive sa route vers la finale.

Après avoir donné la victoire à la Juventus le 25 avril en coupe d'Italie face à Brescia, John Charles marque à nouveau au tour suivant contre Lecco, finalement le 31 mai les turinois s'inclinent en demi-finale devant SPAL Ferrara. Lors du championnat 1961-1962 le club termine à une décevante 12ème place. Dans les différentes compétitions John Charles inscrit 10 buts en 31 matchs.

Ayant atteint la trentaine, et maintenant père de trois enfants, John Charles veut retrouver l'Angleterre et honorer plus facilement les sélections en équipe du Pays de Galles, privilège parfois dénié par son employeur italien, qui essaie de conserver le joueur, mais en vain. Lors de son passage à la Juventus de Turin il aura finalement remporté trois championnats et deux coupes d'Italie.

Fin de Carrière


John Charles signe durant l'été 1962 pour son ancien club de Leeds United, en proie à des difficultés financières et sportives et qui recherche à la fois un buteur et une figure pouvant attirer les foules à Elland Road afin d'augmenter les recettes. John Charles débute la saison sans préparation physique et ne parvient pas à se réhabituer au style de jeu anglais. Le football rustique pratiqué par Leeds, qui est entre temps redescendu en seconde division, est en effet à mille lieues de celui qu'il a pratiqué en Italie durant les cinq dernières années. Constatant l'échec de son retour au pays après onze matchs et seulement trois buts, Charles signe dès le 2 novembre avec l'AS Roma. Son séjour à Rome est également très court et il passe finalement trois ans à Cardiff City, où il retrouve son frère Mel Charles et le poste d'arrière central. Il jette ses derniers feux lors de l'édition 1964-1965 de la coupe des vainqueurs de coupes où Cardiff atteint les quarts de finale après avoir éliminé le Sporting de Lisbonne, tenant du titre. John Charles sera ensuite entraineur-joueur de Hereford United, puis de Merthyr Tydfil, avant de définitivement raccrocher les crampons à l'âge de 41 ans pour entrainer les équipes de jeunes à Swansea entre 1973 et 1976.

Equipe Nationale


John Charles effectue ses débuts avec l'équipe du Pays de Galles le 8 mars 1950 à l'âge de 18 ans face à l'Irlande du nord puis plusieurs mois plus tard pour un match amical face à la Suisse. Trop nerveux, il ne parvient pas à convaincre lors de ces premiers matchs. John Charles mettra du temps avant de s'imposer en équipe nationale, néanmoins il restera le plus jeune footballeur à avoir joué sous les couleurs galloises jusqu'à ce que Ryan Giggs soit appelé en sélection en 1992.

Le 15 avril 1953 Charles est de nouveau sélectionné face à l'Irlande du nord, cette fois au poste de milieu droit, et inscrit un doublé. Sa présence s'impose ensuite dans l'équipe. Le 22 octobre 1955 le Pays de Galles enregistre sa première victoire depuis la guerre face aux anglais, malgré un but contre son camp de Charles.

Deux victoires en matchs de barrage face à Israël permettent au Pays de Galles de participer à la coupe du monde 1958 en Suède. Charles évolue alors à la Juventus et parvient à se libérer en vue du tournoi, pour lequel son frère Mel est également sélectionné. Le 8 juin 1958 John Charles égalise dans le match opposant le Pays de Galles à la Hongrie (1 à 1). Le 19 en quarts de finale les gallois évoluent sans John Charles, blessé, et s'inclinent devant le Brésil 1 à 0 sur un tir détourné du jeune Pelé.

Par la suite la faiblesse de la sélection ne permettra jamais à John Charles de briller sur la scène mondiale, et les gallois ne parviendront plus à se qualifier pour un tournoi majeur avant qu'il prenne sa retraite internationale à l'âge de 33 ans en 1964.

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Palmarès :

* atteint les quarts de finale de la coupe du monde 1958 avec le Pays de Galles ;
* champion d'Italie en 1957-1958, 1959-1960 et 1960-1961 avec la Juventus Turin ;
* coupe d'Italie 1959 et 1960 avec la Juventus Turin ;
* atteint les quarts de finale de la coupe des clubs champions européens 1961-1962 avec la Juventus de Turin.

Récompenses individuelles :

* meilleur buteur du championnat anglais de 2ème division en 1953-1954 (42 buts) ;
* meilleur buteur du championnat d'Angleterre en 1956-1957 (38 buts) ;
* meilleur buteur du championnat d'Italie en 1957-1958 (28 buts) ;
* 3ème buteur du championnat d'Italie en 1959-1960 (23 buts) ;
* nommé joueur de l'année dans le championnat d'Italie en 1957-1958 ;
* 4ème ex-equo avec Kurt Hamrin au classement du Ballon d'or en 1958, 3ème en 1959 ;
* élu meilleur joueur étranger de l'histoire de la Juventus par les supporters à l'occasion du centenaire du club en 1997 ;
* élu meilleur footballeur gallois de tous les temps à l'occasion du 125ème anniversaire de la fédération galloise de football en 2001 ;
* nommé au Hall of Fame du musée national du football britannique le 1er décembre 2002.

Statistiques :

* 154 buts en 316 matchs pour Leeds United entre 1949 et 1957 ;
* 105 buts en 178 matchs avec la Juventus Turin entre 1957 et 1962 ;
* 3 buts en 11 rencontres pour Leeds United en 1962 ;
* 4 buts en 10 matchs pour l'AS Rome en 1962-1963 ;
* 18 buts en 68 matchs pour Cardiff City en 1963-1966 ;
* 15 buts en 38 sélections avec le Pays de Galles entre 1950 et 1964.

Distinctions :

* l'Université du Pays de Galles (University of Wales, Swansea) lui décerne un diplôme honoraire en 1999 ;
* l'Université de Leeds (Leeds Metropolitan University) lui décerne un doctorat honoraire en 2000 ;
* fait Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique (CBE) en 2001 ;
* nommé vice-président honoraire de la fédération galloise de football en 2002 ;
* nommé citoyen d'honneur de la ville de Swansea en mars 2002 ;
* après sa mort l'actuelle tribune ouest d'Elland Road a été officiellement rebaptisée John Charles Stand.

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# Posté le jeudi 23 août 2007 10:57

Modifié le vendredi 24 août 2007 20:44

Pause

Comme je partirais loin de chez moi pendant un bon moment pour les études , je ne pourrais continuer fréquemment l'activité du blog ...

Cependant a mon retour , je promet de beaux articles sur d'autres gloires bianconere qui ont fait et font toujours le plaisir de millions de tifosi ...

Ciao...

LA STORIA CONTINUA ...

# Posté le samedi 01 septembre 2007 13:07